Aide à la diffusion en espace rural
Objectifs
- L’Île-de-France présente des contrastes territoriaux marqués entre l’hyper urbanité parisienne et les zones rurales de grande couronne. Ces territoires, souvent dépourvus d’offre culturelle pérenne, restent difficiles d’accès pour le spectacle vivant, et plus encore pour le cirque sous chapiteau dont les contraintes logistiques freinent la diffusion.
- Créer une aide spécifique à la diffusion en espace rural, articulée avec les dispositifs régionaux existants, permettrait d’irriguer les communes faiblement dotées en offre culturelle et ainsi de faire découvrir à tous les publics la diversité des esthétiques circassiennes.
Propositions
Aide à la diffusion en espace rural
L’aide serait inversement proportionnelle à la population de la commune d’accueil, avec des critères de diversité et d’émergence artistiques. Elle concernerait les créations dans leurs deux premières années de diffusion.
Critères envisagés pour l’aide :
- Plafonnée à 50 % du contrat de cession ;
- Encadrée entre 500 € et 2 500 € par représentation ;
- Maximum 15 représentations aidées par spectacle sur deux ans ;
- Plafond annuel de 4 000 € par organisateur (5 représentations maximum).
Les compagnies disposant d’un outil mobile de diffusion font face à des coûts de montage et démontage qui découragent les plus petites communes de les accueillir ou de programmer plusieurs représentations. Or, les dates isolées ne permettent pas d’absorber ces coûts et freinent les perspectives de tournée régionale. Le dispositif devrait donc être explicitement ouvert aux structures équipées d’outils mobiles de diffusion.
Intégration des chapiteaux dans les dispositifs régionaux de diffusion existants
Pour renforcer l’effet levier, plusieurs adaptations des règlements d’intervention régionaux pourraient être proposés afin de mieux prendre en compte les spécificités de ces lieux de spectacles itinérants.
- Intégrer les Établissements recevant du public (ERP) de type Chapiteaux, tentes et structures (CTS) dans la liste des lieux organisateurs ;
- Intégrer la notion de « lieux d’implantation » dans les critères d’éligibilité à l’aide régionale à la diffusion — permettant de comptabiliser les espaces où s’installent un chapiteau, indépendamment du chapiteau lui-même ;
- Reconnaître jusqu’à 50 % de dates en autodiffusion dans le calcul du nombre de dates éligibles à l’aide à la diffusion. L’aide ne serait pas versée sur ces dates, mais leur prise en compte créerait un effet levier décisif pour structurer des tournées rurales viables. Ces dates pourraient par ailleurs bénéficier d’un dispositif complémentaire de type garantie au déficit