1.2 Soutien à la création et à la diffusion

Garantie au déficit

Coût : €€€ Priorité importante 2–5 ans

Objectifs

  1. En Île-de-France, les compagnies de cirque contemporain font face à des enjeux structurels particulièrement marqués : difficultés économiques d’accueil de certains spectacles sous chapiteau, impossibilité d’allonger les séries, fragilité des exploitations à la recette, complexité de construction de tournées cohérentes sur un territoire de transit national et international fortement contraint.
  2. Le dispositif de garantie au déficit est conçu comme un levier de sécurisation de la prise de risque, entièrement orienté vers le soutien à l’emploi. Il vise à garantir la rémunération des salariés artistiques et techniques, en évitant que le risque économique lié à l’exploitation à la recette ne soit reporté sur eux. Pensée comme une expérimentation maîtrisée, elle est strictement encadrée, plafonnée et activable uniquement en cas de déficit réel.
  3. Ce dispositif permettrait l’allongement des séries, ainsi que la structuration de tournées plus cohérentes, en facilitant l’autodiffusion entre deux dates d’exploitation ou par l’ajout d’une ou deux dates en co-réalisation à la suite d’une date isolée en cession

Propositions

Activation de la garantie

L’aide serait versée directement à l’employeur du plateau artistique, sur la base de la billetterie réellement encaissée, dans la limite de 100 % HT, 120 % pour les séries de plus de cinq représentations, intégrant les coûts de montage et de démontage. La prise en charge serait calculée sur la base des minima conventionnels des salariés directement concernés majorés de 15 % au titre des frais administratifs, constituant le coût plancher d’exploitation.

Les subventions spécifiques à la diffusion seraient déduites du coût plancher d’exploitation.


Périmètre d’application

Le dispositif s’appliquerait à l’autodiffusion intégrale, ou à la coréalisation garantissant au minimum 70 % de la billetterie à la compagnie. À Paris et en petite couronne, une dérogation autoriserait un partage de la billetterie à 50 / 50.

Son utilisation serait modulée selon la nature du lieu d’exploitation :

- Lieux labellisés  : minimum de 50  % des dates en cession et prise en charge par le programmateur ;

- Scènes conventionnées et théâtres de ville : au moins deux représentations en cession pour les spectacles hors chapiteau et prise en charge des frais ;

- Autres lieux : pas de restriction spécifique ;

- Autodiffusion sous chapiteau : l’aide serait conditionnée à une exonération du droit de place (ou subvention équivalente) et / ou à la prise en charge des fluides par la collectivité.

Ce dispositif pourrait éventuellement être pris en charge par le biais d’un fonds dédié, type fonds filière (cf. Proposition 1.1).